Mais nous n’y allons pas pour faire une cure d’eaux sulfureuses ou pour changer les gommes des bolides de l’écurie de Besagne, nous partons avec la grosse envie de ramener une pignate de bonnes choses, quelques points pourquoi pas, une prime d’assurance sans risques pour la saison qui démarre et un nouveau couplet joyeux et estourdissant pour les chansons de l’opérette des pampettes.

Voui, je crois que les minots vont se les visiter au bon moment les champions dépénalisés, c’est, comme dirait mon cousin le brigadier, une reconstitution criminalogique d’un assassinat prémédité.

Pour se garder le sérieux, la confrontation va être sûrement mariole et un petit rien me chatouille les oreilles, comme un air bizarre, un mistralet qui voltige sur un nuage vengeur.

Bon tu m’as compris, nous sommes repartis en goguette galopante et en terribles supporters toulonnais nous avons repris le magaillet de nos espoirs haletants et sans repos et on bacelle à droite et à gauche tout ce qui peut nous refiler un quignon d’incertitude, un obstacle illégal envers la loi partiale votée à l’unanimité et à fanion levé par l’assemblée nationale du Midi encocardé, provençale et même toulonnaise réunie sur la place de la Liberté, celle de rêver et d’y croire toujours plus.

Maintenant, écoute moi, si par le plus grand des hasards le coup ne se passe pas comme nous voulons, pas coucaren de grave, nous les anéantirons au match retour, là j’en suis sûr et nous aurons tout le temps de faire une digestion rotative avec la camomille de la Castille.

En conclusion de ces bonnes paroles ou d’un début de délire, comme tu veux, nous serons les plus nombreux devant la télé malgré les taquineries qu’elle nous fait, et à l’heure du thé nous tremblerons comme des constipés sur la lunette, des esclaves affranchis par une fierté qui sera derrière notre équipe, sur les côtés, de partout, épinglée telle une légion d’honneur sur le maillot de nos minots.

Allez les bicous, les jaunets nous les boirons bien frais en saluant vos exploits, on aime parfois les champions, mais vous en plus, on vous adore …


 
(Semaine 37)