Et nous passons à côté, nous nous sommes battus tout seuls, quelques fautes de gamins nous ont cassé la baraque et coûté la victoire.

Maintenant pas de mouron à se faire, ce match est rempli de promesses, une première mi-temps énorme mais à 13, obligé de morfler.

Si j’étais un peu chicaneur, je te dirais qu’un des essais jaunards semble mal aplati, que Romain prend un carton sévère, oui, à 2 mètres 40 et 153 kilos son placage est normal sur une brindille, que des mêlées enfoncées ont été sifflées bizarrement, enfin sûrement que j’exagère …

Etrangement je crois que nous maronnons et qu’en même temps nous sommes contents, les minots ont sorti du jeu, de l’envie, ils ont mouillé le maillot et c’est ce que nous attendions.

Et puis ce bonus défensif, il vaut de l’or chez les champions, cela veut certainement dire que celui du retour sera offensif, je te vois sourire, je ne bouffonne pas, tu l’as vu ton RCT, avec 34 blessés et demi, opérés, d’autres sous les tropiques, il y aura même un problème épineux pour mélanger les artistes, je la vois arriver cette affaire, mais faisons une grosse confiance à notre staff enrichi lui aussi de la belle manière.

C’est l’occasion de dire combien le plaisir de les accueillir est grand, de leur confier ce cageot du Cours Lafayette rempli de quatre sébettes, d’un trognon de fenouil, d’un baril de pois chiches, de nos espoirs démesurés, de nos pantaillades tranquilles, de nos rires, de notre surpassion, de nos hurlements saisonniers, de notre fierté irréductible, d’un joli pot d’anchois, d’une cuvée de jaune, de cette folie qui nous safrane la raison depuis 100 ans, d’une cascade de rosé médaillé au combat sans piété, attend je souffle, alors, le peuple rouge et noir, le peuple toulonnais vous souhaite la bienvenue.


 
(Clermont - Toulon)