Celle-là  elle ne nous vient pas des catalans et c’est à nous de la transformer en Coupo Santo, d’en faire un nouveau trophée, il reste une large place sur l’étagère et les glorieuses copines attendent impatiemment une nouvelle venue, cent mille supporters toulonnais relèvent les manches pour la brandir demain dans le ciel de Besagne.

Souvent nous partons dans des escapades euphoriques et divagantes, je pense que cette fois nous avons le pain et l’anchoïade pour un gueuleton grandiose, une cène démesurée pour nos dieux sauvages de Mayol, une bouffe gigantesque pour tout un peuple qui déjà crie famine, hurle son appétit de conquêtes, de nouvelles aventures sous ses couleurs magiques.

Chaque année nous y croyons un peu plus, chaque fois nous préparons la fête et entre deux biscuits devant un apéro, nous expliquons comment cette fois la belle européenne nous fera les yeux doux, comment sous son balcon étoilé nos « Roméo » en crampons du dimanche sauront lui adresser la tendre sérénade d’un Pilou-Pilou langoureux qui a oublié la guerre.

Mais voilà, ils arrivent les ennemis d’un jour, gaffe qu’ils ne nous prennent pas pour des anglais, nous savons que le Royaume est uni mais que de temps en temps ils se tiraillent la jupette.

Maintenant, en toute objectivité non partisane, il me paraît sage, réfléchi, logique qu’ils ne feront pas le poids devant nos Bonnus’Boys qui les attendent tels des loups de Carqueiranne derrière un banc de sardines planqué dans un restant d’algues menacées.

Sérieusement, cette entame nous ne pouvons pas la rater, tous les voyants sont au vert et nous passerons de toute manière au rouge, au noir et à toutes les couleurs de cet arc-en-ciel qui se promène dans nos testons lorsque nous grimpons dans les gradins.

Et alors un dimanche aux airs de féria succèdera à celui où la boule était reine avec autour la ribambelle des Z’ACRAU qui ne se calmera jamais, même en buvant du tilleul…

Et au milieu de tout ça, un petit bouchon toujours près du bouchon, Mahé tu les as mis dans la musette, les chevronnés du quartier.

Allez, c’est le moment de réviser notre anglais maintenant que nous sommes des supporters internationaux et puis nous pourrons mieux ainsi réconforter les visiteurs après leur défaite inévitable.

Rendez-vous au B’ystro Mayol, si tu as la frin’Galles…


 
(Semaine 43)