L'Edito Dominical...

Le temps des souvenirs …

Aujourd’hui nous en avons hélas en pagaille du temps perdu et nous pouvons pantailler quelques souvenirs épiques, uniques et nous rappeler ces nombreuses années qui ont mené notre RCT sur les chemins parfois rocailleux, parfois royaux, d’une aventure, d’une épopée qui ne s’oubliera jamais et que les anciens avant de radoter racontent aux nouvelles générations de supporters toulonnais comme pour préserver, renforcer même les traditions sacrées que notre peuple doit se bichonner bien au chaud sous le maillot.

Evidemment il y aurait des milliers de lignes à écrire, mille souvenirs à évoquer, quelques-uns sont restés gravés dans les tiroirs rescapés de mon teston, mais un peu dans le désordre.

Par exemple, l’arrivée des deux trains en gare de Béziers, les trompettes, les chants, les pétards, les cris, à faire tomber la toiture, à Narbonne ils se sont demandé ce qui arrivait.

Et Michel Bonnus sur le banc de touche avec son tablier, il ne s’était pas empêché de participer à un échange guerrier sur le terrain ce colosse de la Rode.

Ce coup de pied de 88 mètres du géant Battaglini, j’avais six ans et j’ai cru mon père.

Les combats dantesques avec nos amis grenoblois, brivistes, béglais et bien d’autres après des entrées en mêlées fracassantes.

Tous ces déplacements dans des compartiments bourrés de collègues, de fèves, de rosé, de bonne humeur, un peu enfumés mais on ouvrait les vitres et le nuage s’échappait en compagnie de l’accent qui avait envahi le wagon.

Et puis ces titres que nos minots de l’époque et du coin nous avaient ramassés avec cette rage toulonnaise qui faisait trembler même le Sud-Ouest.

Mais aujourd’hui tout est différent, les hommes, les enjeux, les moyens et je crois que tout cela est normal, indispensable sûrement pour que notre club reste à la hauteur de sa renommée et de son prestige dans le monde ovale.

Alors oublie pour l’instant ce qui te turlupine, ferme les yeux et écoute bien, tu es à Mayol, tu les entends les héros de Besagne, ils ne sont jamais sortis de ce stade en bois ou en béton, ils sourient, ils rigolent et ils comptent sur toi, tu es maintenant le gardien de cette passion, de cette fierté, du bonheur de demain et plus tard du temps des souvenirs …
 
PS : une initiative bienveillante des Z’ACRAU, le masque de protection à l’effigie du  club, tout les détails sur le site et le facebook.
 

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