Médaille d’or des clubs de supporters du rugby français et sûrement d’ailleurs, mais à Mayol la médaille c’est un fanion, il est tout petit, tout mistoulet et si tu le regardes bien, si tu comptes les clochettes pâlotes et les pampilles toutes timides, tu te demandes comment il a fait pour devenir l’emblème  d’un peuple, d’une tribu, d’une ville, du pays de Besagne.

Et dire qu’il a plus de cent ans, il aurait pu être fatigué, gaga, tout escagassé, aquéou de vétéran, il rajeunit à chaque printemps.

Alors chez les Z’ACRAU, du Cours Lafayette à l’avenue Toucas, en contournant le Gapeau par les cimes enneigées du Fenouillet, nous avons tous enquillé derrière lui, nous l’avons collé de partout, on le gangasse, on lui parle, on l’engueule parfois, on le vénère, on le met même dans l’apéro, sur les chaussettes, dans nos rêves, surtout dans nos cœurs.

Et puis il faut le dire, sans esbrouffade, mon collègue Z’acrautisé, je pense que tu as enclapé un club bonnard, bon vivant, qui fait tout son possible pour que tu sois bien chez lui, pour que tu deviennes peut-être de plus en plus délirant,  tout rouge dans la folie, bien noir dans mille pastagas et pourquoi pas meilleur supporter de France.

Voilà, au Président, à tous les membres du bureau en passant par le vice-Président et les Présidents d’honneur, à nos supportrices de charme et acharnées, à nos supporters sans pareils, tout simplement bravo, vive les Z’ACRAU, vive le RCT.
 
PS : ils étaient bien partis les jaunards et nous sommes bien arrivés, et maintenant au tour des lyonnais. Houlala, tu vas un peu la voir cette saison, aussi belle que notre formidable équipe de France féminine !


 
(Semaine 34)