Comment tu dis ?

Ecoute moi, ne dis rien, récupère doucement, respire un bon coup, bois une dizaine d’apéros, enquille toi des glaçons derrière les oreilles, fais un gros gaz de soulagement, nous avons gagné !

Heureusement que la deuxième mi-temps, pas terrible oui, n’a pas connu la pause habituelle mais nous avons failli la vider de son nectar prometteur cette coupe qui semble nous faire des clins d’œil ironiques.

Allez parlons-en, notre équipe n’était pas dans un grand jour et très vite Trévise a trouvé la combine, ils se sont sûrement surpassés, ils ont su nous prendre sur l’envie peut-être et sur la rage de vaincre, et si cela nous sert de leçon c’est le bon côté de la journée.

Mais nous avons gagné malgré ces quelques estrapades et c’était le but du déplacement, l’essentiel est dans la poche, merci les minots.

Maintenant il est temps de mettre le paquet, de jouer à notre niveau avant qu’une épidémie de crises cardiaques et de tremblements perpétuels fasse un chaple dans la foule des supporters toulonnais, dans la foi démesurée et effiloche le fanion sacré.

Bon c’est reparti dans cette course folle qui cambale nos espoirs vers en haut et même encore plus haut, tu le sais comme moi, nous avons mille fois les moyens et nous y croyons toujours plus…
 
PS : non je n’ai pas fini, impossible de laisser passer, tant pis, encore une fois, il nous a démonté le seizième homme, voyou, et cela semblait faire plaisir aux commentateurs italiens qui parlaient français …


 
(Bordeaux-Bègles - Toulon)