Le RCT au bord de la glissade sur les pentes du Faron ?

Merci pour la compassion, merci pour les soucis qui attristent vos lignes, pour vos inquiétudes sur notre jeu, sur notre image, sur nos valeurs, mais que de tracas pour rien.

Parfois il faut se retourner, parfois il faut se rappeler, retrouver nos traditions, nos façons, nos racines et faire la leçon à ceux qui les ignorent.

C’est vrai que tout n’est pas idéal, mais c’est vrai aussi que notre équipe a une marge de progression colossale et qu’avec un effectif complet, rétabli, elle sera, disons-le, imbattable, terrible, tu crois que j’exagère ? Et alors je ne serais pas toulonnais autrement.

Ce petit nom de moco veut dire mille choses, mille aventures, mille joies, mille folies, il annonce une grande histoire.

Les toulonnais, ils sont de La Crau, d’Avignon ou de Carnoules, ils sont nés au Mourillon, à Marseille, à Paris où bien à La Palasse, mais ils se rassemblent tous derrière un bout d’estrasse qui leur habille le cœur, ils sont fiers et rugueux dans leurs passions, peut-être un peu chauvins, heureusement pas près d’être parfaits.

Alors les petits, les artistes, les minots de la grande marmaille de Mayol, ceux qui viennent de loin, d’encore plus loin, d’à côté ou d’ici, vous nous avez choisis, nous vous avons choisis, c’est vous la raille de Besagne.

Pardonnez aux supporters enflammés qui manquent parfois de calme comme ils font à leur tour quand vous manquez de rage, car chez nous, dans ce pays où le muguet pousse dans un pot centenaire, rien n’est ordinaire et si l’on chante trop fort c’est que l’on aime trop, si nous demandons tant c’est pour donner bien plus.

Ecoutez bien les moussis, ce sang qui vous monte à la tête lorsque vous combattez sur la pelouse, il est de tout un peuple qui bade vos exploits, celui de nos géants qui surveillent d’en haut, soyez en fiers et dignes.

Faites nous entonner le grand air qui monte entre deux gabians vers le nuage rougi par le mistral qui plane dans un ciel qui se languit en attendant la quatrième étoile.

Amis brivistes, il y a comme un parfum de fleurette qui me dit que vous allez enclaper un moment difficile.

Voilà, c’est tellement bonnard d’être rouge et noir de partout, des pieds à la casquette, n’écoute pas les marchands de salades, même monsieur Noves l’a bien compris, bravos à nos coquelets, bravos pour demain, bravos pour toujours…

AAAGRRR….. Toulonnais, bordel !!!

PS : Puisque c’est devenu une bonne habitude, je ne te parlerai pas du rendez-vous des légions désordonnées et assoiffées, hurlantes et affamées des valeureux Z’ACRAU au B’ystro Mayol, à samedi.


 
(Semaine 45)