Bon, maintenant que chacun d’une manière tristounette ou avec des élans pédagogiques et des sourires masqués, oui, que tout le monde s’est penché thérapeutiquement sur les bobos actuels de notre RCT, je pense qu’il est temps de faire un silence neurologique car pour certains c’est la seule façon de ne pas dire de conneries et entre ce que l’on lit et ce que l’on entend, le bêtisier de la télé, c’est du pipi de chat.

D’après des souvenirs rescapés de l’agression du temps, la saison dernière a été parait-il catastrophique, défaites à la maison, patin couffin … et sans quelques coups de sifflets oubliés, nous étions champions de France, tu comprends ?

Cette saison en faisant notre compte d’espiègleries, nous sommes dans le coup de partout et après quelques mises au point sentimentales plus rien ne pourra nous refiler le moindre bati, toi qui n’as pas découvert le rugby dans Stade 2 ou dans le jaunard, je sais que tu es d’accord avec moi.

Dans un coin du cahier du niston ou dans la souche des impôts locaux écris toi la liste complète de nos fantassins du fort St Louis, lis la encore une fois, noum dé diou, on pourrait être champions du monde !

Samedi, un sommet, un pic, l’Everest du rugby et des alpinistes courageux, une cordée ambitieuse derrière Guihem, le célèbre guide des glaciers du Faron, la légion toulonnaise, des tricolores aux barbarians, sûr que le muguet frétille dans la coupe sacrée qui déborde de plaisir, de fierté, d’attentes intenables, d’inconnu prémédité, de réponses sans questions, du dérapage incontrôlé des supporters qui se réveillent dans leur rêve, alors de quoi pouvons nous nous plaindre ???


 
(Semaine 45)